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Blog d'expat (Blog en construction sur les anciens articles)

Norvège: Musée du folklorisme.

Publié le 24 Septembre 2017 par Bobbie in Ailleurs, Decouverte, Culture, Spécialité, Bouffe

Je remets sans aucune hésitation le titre de "Super musée de Ouf" au Musée du Folklore d'Oslo. Situé sur la presqu'île de Bygdøy, le musée offre au visiteur une visite à l'air libre des maisons et des vies quotidiennes de toutes les régions de Norvège à plusieurs époques. Avec un peu de chance, vous tombez sur les moments où quelques employés jouent les occupants des foyers et vous enseignent pédagogiquement les histoires des bâtisses et de quelques traditions.

Retour à la case départ.

Ce musée a glané les édifices de plusieurs régions du pays pour les exposer et expliquer leur rôle. Loin de bien saisir les différences entre les "rassemblements" de maisons, j'ai plutòt réussi  à catégoriser les "quartiers" par fonctions.

Gol Stavkirk et Oscar Ills Samlinger sont plutôt les zones reliées à l'Eglise. Une école dans l'époque du XIXe et une maison commune austères qui me rappellent les films de Western. La salle principale sert pour les activités principales, et une petite salle, recluse, sert de lieu de vie pour le pasteur. Après quelques cabines de bûcherons, je tombe sur l'église qui fait la couverture du Musée. Immense, entièrement de bois gravé ou sculpté et une simple peinture murale. L'église, comme pas mal d'autres bâtiments, a une structure extérieure protégée qui fait le tour du coeur de la bâtisse. J'y croise, là, ma première animation vivante du musée. Une femme en costume contribue au décor tout en apportant des descriptions orales.

Norvège: Musée du folklorisme.
Norvège: Musée du folklorisme.Norvège: Musée du folklorisme.Norvège: Musée du folklorisme.

Après ce premier trésor d'architecture, je poursuis sur le secteur agraire. Osterdal , Numedal, Setesdal, Telemark et Hallingdal exposent les aspects de fermes précaires, celles que l'on trouve loin de tout, affrontant les froids hivers et les étés généreux. Bien que ces comtés soient géographiquement éloignés, les maisons des fermiers et leurs annexes se ressemblent énormément.

Ce qui m'a énormément choqueé : la petitesse des portes, des lits, et même des stables dans les étables. A croire qu'ils faisaient tous une tête et demi de moins à l'époque. Les maisonnées sont généralement pourvue d'une étable ou bergerie, de celliers, d'un loft (la maison des invités ayant qu'une seule pièce) et la maison principale. J'oublie l'étuve...oui l'étuve. La traduction française pour Sauna dans ce musée. Ce dernier est un peu différent de ceux de notre époque. Un tas de pierres chaudes au centre d'une cabine de taille réduite et un banc circulaire tout près des pierres.

En arrivant au Numedal, je trouve une animation dans l'une des maisons. Les logements que j'avais visité avant étaient tous froids, avec une forte essence de bois et silencieux. Dans ce cottage, il y avait trois comédiennes en costumes qui animaient la maison par un feu dans un coin,et chacune à leur tâche de : préparer la pâte à Lefse, aplatir la pâte du Lefse, cuire le Lefse dans une poêle posée sur les braises. Charmante image et surtout, elle permet de nous immerger dans une autre époque.

Non loin de là une autre maison vient de s'ouvrir pleinement au public. En vrai, j'arrive en même temps que le comédien ouvre la grille. Il se pose directement dans l'angle près du feu, ravive les flammes et m'invite à boire un café tout en me laissant à ma contemplation. C'était peu pour me convaincre de discuter allègrement avec cette figure du conteur d'anecdotes.

Pourquoi les lits sont petits ? Parce que les gens dormaient assis.

Pourquoi il n'y a qu'un seul lit ? Parce que c'est celui du fermier et de sa femme, les plus actifs. Les étables sont pour les employés, les grands-parents dorment dans une pièce voisine et les enfants sur des matelas ou dans le Loft.

Pourquoi les maisons ont-elles  une petite base et un grand premier étage ? Par rapport aux taxes qui se proportionnaient à la superficie habitable au sol.

Pourquoi les portes sont-elles petites ? Pourquoi les maisons sont sur pilotis ? Comment ça se fait que le café soit si présent dans cette région du monde qui est si loin des lieux de productions ? (A cette dernière j'apprends qu'avant, les Norvégiens buvaient de la bière...par litres ! Mes larmes coulent)

Bref, je me prends au jeu de partager l'hospitalité avec ce comédien et j'avoue avoir songer rester assise avec ma tasse de café entre les mains tout le reste de la journée.

Norvège: Musée du folklorisme.Norvège: Musée du folklorisme.
Norvège: Musée du folklorisme.Norvège: Musée du folklorisme.Norvège: Musée du folklorisme.

Parmi ces maisons, qui parraissent toute semblable, je déniche les petits détails qui sont, certes, anodins mais qui crée une foule d'histoires dans ma petite tête d'enfants courants sur les escaliers, d'artisans sculptant avec soin, d'employés dormant sous la lucarne...

Les petits détails que j'ai retenu, sont les magnifiques décorations des devantures de maison. Entrelacs, rosaces et lucarnes ornent et enrichissent l'édifice.

De nombreuses maisons avaient aussi ce curieux couloir à moitié ouvert, à moitié fermé mais absolument pas chauffé. Après réflexion, je me demande si ce n'est pas pour briser le vent froid et créer la couche d'air isolante autour du coeur de la maison, ainsi que d'éviter l'humidité d'attaquer directement ses parois. Bref...Je ne sais pas. A chercher  !

Et enfin le summum de ces détails, c'est sans doute les escaliers ( détail de malade !!!) menant à la grange. Très épurés, ils peuvent être un rondin de bois avec des larges encoches, ou la planche de bois avec quelques traverses pour soutenir le pied. Une chose est sûre : la grande gamine à l'intérieur de ma tête crève d'envie de crapahuter en dessous du toit.

Norvège: Musée du folklorisme.Norvège: Musée du folklorisme.
Norvège: Musée du folklorisme.Norvège: Musée du folklorisme.

Après ces fermes aux allures d'alpages, je retombe de mon nuage dans le comté de Trondelag. L'édifice présenté semble être une riche basse-cour et un lieu pédagogique pour les enfants en quête de contact avec des animaux de fermes. Cochons, vaches, poules, lapin, chèvres et chevaux sont autour du bâtiment principal. Et même dans celui-ci, on y trouve ceux qui restent au chaud (Parfum d'étable en supplément, cette fois-ci, l'agronome jarte la gamine et s'extasie !). Le lieu rassemble donc une structure plus moderne et spacieuse de la vie d'agriculteur aisé. Comme en démontre le peu de lignes que je lui consacre, ce n'est pas ce qui m'a marqué le plus, même si j'ai apprécié les efforts du musée pour l'éveil des enfants à la nature.

Enfin, laissons la cambrousse derrière (humour, si vous n'aviez pas compris).

Gamlebyen et Enerhaugen, abritent les époques du XIXe-XXe siècle dans un contexte citadin (pour la faire court: les quartiers d'Oslo. Avant). Le quartier présente des édifices et leur vie sociale associée comme: l'appart' d'un étudiant à Oslo, celui d'une bonne, d'immigrants ou encore des personnes aisées. Il y a quelques édifices qui rappellent les nombreux commerces de proximités comme le kiosque à journaux, la station-essence, la pharmacie, la banque ou les épiceries. Un peu plus loin, ce sont les maisons des faubourgs, accompagnés d'une description de la famille y vivant.

Moment émotion.

En même temps, c'est comme retourner chez grand-mères, tantes des grand-pères, ou les mémés quand j'avais moins de 10 ans : 

Oh ce poele à bois ! Oh cette chaise ! Oh cette promixité avec tout le monde, grand-parent, parent et frères ou soeur dans la même pièce ou presque. Je crois que le pire fut dans l'appartement des immigrants, où j'ai retrouvé dans leur mobilier, un souvenir de mes premiers souvenirs (Concept d'inception).

Norvège: Musée du folklorisme.Norvège: Musée du folklorisme.
Norvège: Musée du folklorisme.
Norvège: Musée du folklorisme.Norvège: Musée du folklorisme.

Pour finir la visite, il y a moyen d'accéder aux expositions sur différents sujets dans Utsillinger comme, notamment,

  • une présentation du peuple Sami, qui vit outre-frontrièrea dans les zones reculées des pays scandinaves.
  • les vêtements traditionnels norvégiens
  • les mobiliers au fil des époques et des modes en Norvège.
  • Et autres qui me paraissaient trop barbantes (ce n'est que mon point de vue)

Pour moi, ce musée a compris comment retenir l'attention des visiteurs : leur donner la possibilité d'explorer les lieux, les bâtiments, mais aussi la possibilité d'interagir avec les constructions par les activités proposées dans une des maisons ou l'autre ou la présence d'un employé dans le rôle d'un habitant.

Bon, outre le musée du Folklore norvégien, y a le musée des vikings, celui maritime et celui sur le célèbre explorateur:  Thor Heyerdahl.

Mais après le musée du Folklore, je ne voulais pas perdre ces beaux instants et ai décidé de :

  1. m'empiffrer d'une gaufre au Café Hjemme hos Svigers que je recommande fortement parce leur gaufre était délicieuse (et pourtant je m'y connais en gaufres), l'ambiance me rappelle Suommenlina et leur carte simple n'a l'air que trop délicieuse (des burgers entre autres)
  2. longer la côte Ouest, en suivant le large sentier parsemé de panneaux indicateurs de comment Bygdøy avait la côte à l'époque. Aujourd'hui, avec le crachin qui tombe, je peux seulement deviné que cela attire beaucoup de monde à en juger l'énorme parking vide et les kiosques à snacks.
Oh un rayon de poubelles pour pallier l'afflue de monde en été ! Que c'est intelligent !
Oh un rayon de poubelles pour pallier l'afflue de monde en été ! Que c'est intelligent !Oh un rayon de poubelles pour pallier l'afflue de monde en été ! Que c'est intelligent !
Oh un rayon de poubelles pour pallier l'afflue de monde en été ! Que c'est intelligent !Oh un rayon de poubelles pour pallier l'afflue de monde en été ! Que c'est intelligent !

Oh un rayon de poubelles pour pallier l'afflue de monde en été ! Que c'est intelligent !

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